18 avril 2010

Mon ami Junger

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Nous nous rendons, avec mon ami Junger, dans la salle de prière de notre secte, car nous sommes devenus très fervents. Nous nous mettons tout nus pour communier avec le Grand Tout en psalmodiant des chants sacrés, un peu comme des tibétains, sauf que nous ne sommes pas tibétains. Et puis nous donnons de l’argent à notre Gourou, car il faut se débarrasser des fardeaux matériels qui sont l’anathème de notre condition humaine.

En sortant du temple, Junger me confesse qu’il est dans cette secte car il a un besoin de donner du sens à son existence, et qu’il a, en plus, le sentiment d’appartenir à une vraie communauté d’esprits purs. Junger est plus ou moins délirant, parle d’une société individualiste et sans repère, parle de sentiment d’appartenance, de transfiguration, de communion et d’idéal moral.

Quand je lui avoue n’être dans cette secte que parce que je peux y voir des bonnes femmes à poil  et me rendre intéressant aux soirées, il sort une allumette et tente de m’immoler.  Mais comme je suis encore tout nu, mes vêtements ne brûlent pas.

Posté par toma e à 15:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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